Plus sérieusement, Gunthar est devenu trop paresseux pour coller des timbres et donc pour envoyer ses textes à des éditeurs. Il l'a déjà fait quelquefois, et a eu des réponses très encourageantes, par des éditeurs pas obscurs du tout (il a eu aussi quelques lettres toutes faites qui en disent long sur l'état d'esprit de certaines maisons, ainsi que sur la saturation du marché littéraire).
Le plus dur c'est de trouver éditeur à son pied. Tout le monde peut être publié, c'est même outrageusement facile. Mais de là à être lu c'est une autre paire de moufles. De plus, je suis dans un créneau qui n'intéresse pas grand-monde - c'est tant mieux en fait, mais ça aide pas. C'est idiot de se lamenter comme ça. Et je m'en fous, le plus important en écriture ce n'est pas tant de communiquer quelque chose que d'être juste vis-à-vis de soi-même. Piètre consolation du gugus qui n'arrive pas à plaire tout à fait vous me direz. Et moi je vous rirai au nez. Ah ah hi!
Sinon, à l'asile, il y a un atelier écriture. On va bientôt publier un recueil, sponsorisé par le Centre National du Livre. Moi ça m'emmerde que l'on lise nos trucs dits de fous, en nous prenant pour des fous. C'est un peu de la littérature de zoo ce qu'on risque de faire là, si vous voulez mon avis. Oui, les gens ils vont juste nous lire parce qu'on est défractés de la caboche.