ok c partiiiiiiiiiiiiiii!!!!
pour rabelais, j'ai essayé de condenser. si vous voulez + de renseignement ou que ce soit + court, des questions, des trucs, allez y.
Rabelais
Il faut savoir que Rabelais était médecin (beaucoup d’allusions à l’anatomie, les mécanismes corporels), grammairien (jeux de mots, proverbes…) et un homme de foi.
De nos jours, on lui colle une étiquette de débauché et d’athée, de libertin, ce qui est déformé ! Rabelais était probablement + pantagruéliste (j’y reviendrai)
Ses œuvres :
On regroupe généralement Gargantua et Pantagruel, écrits dans les mêmes années (1532 -1534) puis le Tiers livre et le Quart livre, (1534-1546) le Cinquième livre 1562 (une compilations de brouillons que Rabelais destinait aux livres antérieurs). Mais ces œuvres –ci on une autonomie d’écriture.
Rabelais est aussi l’auteur de lettres médicales et de traités religieux (concernant l’attaque de Calvin et des catholiques contre les libertins)
La politique et la religion (intimement liées) :
Plusieurs positions sont décrites au fil de son œuvre, et surtout dans Gargantua. Rabelais parait protestant, mais on n’en est pas surs. (Critique contre l’église principalement)
-Quart Livre :
Rabelais défend la politique gallicane contre les « Papimanes »
Il se moque des miracles opérés par les « Décrétales »
-Gargantua
Justifie la politique de François 1er contre Charles Quint
-+ Généralement :
Il se défend des injures de l’université de théologie (Sorbonne) et de Genève en se référant à Erasme : évangélisme, religion avant tout christique, hostile aux superstitions et aux pèlerinages. Attention : la place de la guerre, même juste et défensive, n’est pas érasmienne.
La fiction prime, même si Rabelais vise les moines oisifs et les « chicanous » (les gens de justice).
Le pantagruélisme :
Il se situe entre le matériel et le spirituel.
Matériel = bon vivant, « vivre en paix, joie et santé, faisant toujours grande chère »et une élévation chrétienne stoïcienne, dans le « mépris des choses fortuites » et le fait de mettre tout en nonchaloir ». C’est une tranquillité de l’âme qui est une caractéristique de ses personnages de géants et de leurs compagnons. Mais, cet « art de vivre » a besoin de l’aiguillon panurge, ou de la truculence de frère jean pour exister comme principe romanesque.
Le Gigantisme, ou l’esprit carnavalesque (=le retournement)
C’est le principe du monde renversé. La description d’un monde qui critique le monde réel, le notre. Il y a beaucoup d’autres œuvres de la renaissance (plutôt début XVIIe) qui pratiquent ce topos : L’île des hermaphrodites (anonyme), l’utopie de More, états et empires de la lune, du soleil de Cyrano de Bergerac…
Exemple : l’arrachage de la figure dans le Quart livre.
Omniprésence du sexe et de la nourriture, du corps, qui sont mis en scène par le rire de rabelais. (Rire humaniste).
La Bigarrure
La dynamique des œuvres de Rabelais est l’inachèvement. Elle se module au gré des besoins romanesques.
Exemple : errance des personnages disponibles aux rencontres, erreurs providentielles de Panurge qui permettent de ne jamais arriver au but (épisode du mot de la dive bouteille, la reconnaissance de sa propre folie).
L’ambiguïté
Quand on lit Rabelais, on n'est jamais sur de soi. Texte amusant ? Rabelais met en perspective les ambiguïtés de son texte dans son prologue de Gargantua. Il revendique une « moelle » à déguster sous l’os = opposition des propos sérieux et audacieux voilés par un comique sans risque. Rabelais est prudent et joueur, son texte est multiple ! On n’a jamais fini de le comprendre !
Gargantua
Le roman est construit sur des aspects contrastifs :
Education scolastiques vs pédagogie humaniste
Idéal de paix défendu par grangousier contre invasion pichrocoline vs frere jean qui réaliste une boucherie dans le clos de Seuillé pour défendre la vigne
Abbaye de Thélème comme un anti couvent et un anti état, avec la devise « fais ce que voudras » propose une vie d’harmonie des « biens nés » et de communauté répétitive
Enfance de Gargantua est une suite d’exploits qui culminent dans l’invention d’un torche cul vs il prote l’emblème androgyne, symbole de perfection
Les propos des biens ivres, uniquement performatifs vs belles harangues d’Ulrich gallet ou eudémon
Toute illusion de maîtrise du sens est pour l’auteur un moyen de le laisser échappe.
Tiers Livre
Rabelais laisse son pseudonyme alcofrybas Nasier (anagramme de francois Rabelais), mais reprend l’allégorie du tonneau pour désigner le travail de l’écrivain.
Le thème n’est plus la geste des géants mais la question philosophique et sociale du mariage de panurge, orienté sur le devoir.
Le roman progresse par une série de divination (l’interprétation des signes par les personnages) et par le dialogue entre les personnages. Le sens se construit par rapport à autrui (consultation de Trouillogan)