Gunthar s'est réduit à 80% de lui-même. Moi j'appelle ça faire un gros effort. Je peux encore me rabougrir un chouia, s'il le faut, mais je ne te cache pas, chère Domreader, que j'en sortirais bien amoindri.
Oui, je sais ce que vous pensez. Ce n'est qu'une image, un "avatar" comme on dit sur le ouèbe. Je n'ai donc pas réduit Gunthar-en-personne. (Je, c'est un bien grand mot. Il faut toujours que j'exagère, que j'utilise des mots auxquels je n'entends couic, pour parler de moi. Des pronoms, des proformes si l'on veut, des protrucs, jamais rien de très substantiel, rien qui ne soit pas strictement arbitraire, jamais de substantif véritable, jamais de vrai truc palpable, qui comme un oisillon tombé du nid (?) tiendrait dans la main.) C'est mon côté psychotique qui me fait penser qu'attenter à mon image, c'est attenter à mon être. Non, jamais aucun phallus ne s'est interposé, je veux dire, à ma connaissance, nulle règle, sauf peut-être celle qui s'abattait sur mes doigts, de temps en temps, souvent même, maintenant on n'a plus le droit de châtier les enfants, alors on les châtre, c'est pareil ou presque, à peu de choses près - Comment cela j'exagère? Nulle règle disais-je, bah, ça n'a aucune sorte d'importance. Bon, c'était un test, il est satisfaisant, à 80%. Gunthar s'en tire bien - pour quelqu'un qui n'est plus que 80% de moi-même. Les 20% qui restent, mais restent-ils vraiment? les vingt autres pour-cent, les vingt autres pourceaux, quelque chose qui ne va pas là, les vingt autres sont parqués, on l'aura compris, dans la porcherie du néant, et c'est très bien ainsi.
Michaux. Quelque chose de dérisoire à vouloir parler de HM. Ca me bloque, un peu comme parler de Beckett. Au fond, je suis bien content que le topic sur Samuel Beckett soit en veille.
Non, ce n'est pas pour ce soir non plus. Désolé.