"Portulans de l'imaginaire" regroupe 4 recueils de nouvelles par Orson Scott CARD :
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"L'homme transformé - Récits d'angoisse"-
"Avatars - Récits d'avenir"-
"Sonates frelatées - Fables et contes fantastiques"-
"Cruels Miracles - Contes de la mort, l'espoir et la sainteté"Tous ces recueils sont indépendants, ils peuvent se lire donc dans n'importe quel ordre. Les nouvelles sont regroupées dans un recueil car elles ont un thème commun, dans le cas de "Cruels Miracles" qui est celui que je viens de terminer (donc celui qui va être l'objet de ce post) le thème est la religion (et les valeurs religieuses). j'ai lu auparavant "L'homme transformé" et "Avatars", je les conseille vivement ...
Je ne vais pas donner ici de résumé car les nouvelles sont écrites (comme bcp de nouvelles) en révélant des info au fur et à mesure pour ménager le suspens et créer des effets de surprise. Donc c'est très difficile de résumer sans donner trop tôt une info et gâcher le déroulement naturel de la nouvelle. Pour vous donner l'eau à la bouche, voici les titres :
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Les Dieux mortels-
Grâce salvatrice-
Oeil pour oeil-
Le conte de Sainte-Amy-
Mets de Roi -
SacréUne mention spéciale pour
"Oeil pour oeil" et
"Sacré" que j'ai adoré.
Le plus (que j'adore chez OSC) tient notamment dans la postface où l'auteur nouvelles après nouvelles écrit quelques lignes pour décrire son inspiration, les conditions d'écriture, quel a été le point de départ etc. J'aime bcp cette manière de faire car cela permet de comprendre (ou du moins d'effleurer) l'état d'esprit d'OSC et les étapes de sa création. On se sent du coup un peu plus proche de lui, on ne le voit plus comme un écrivain lointain planté derrière son PC mais plus comme un homme qui vit au-delà du processus d'écriture (et ça des fois, j'ai tendance à l'oublier) ... de plus, il s'adresse directement au lecteur ce qui renforce cette impression de proximité (chose qu'il fait dans toutes les postfaces de ces 4 recueils de nouvelles et aussi dans toutes les introductions de ses livres voir par exemple le cycle d'Alvin).
L'introduction de ce recueil est aussi à elle seule une mine d'informations sur comment OSC voit et utilise ses croyances religieuses dans ses écrits. Je vous copie ici la fin de cette introduction pour que le message ne soit pas biaisé par mon interprétation :
"J'écris donc 3 types de fictions qui parlent de religion. D'abord, comme bcp d'auteurs, voire comme la plupart, je raconte des histoires qui ont trait au but de la vie, à la relation entre l'homme et Dieu ; ensuite, je raconte des histoires qui détournent intentionnellement les clichés sur la religion les plus courants dans la littérature américaine en présentant des personnages religieux dans toutes sortes de rôles, enfin je raconte des histoires qui reposent sur ma propre expérience de la vie religieuse en dépeignant la communauté que je connais le mieux, celle des mormons.
En aucun cas je ne cherche à convertir qui que ce soit : ce sont des lecteurs que je veux, pas des prosélytes. Dans Cruels Miracles, j'ai réuni celles de mes histoires qui traitent avec le plus d'évidence de questions religieuses rarement soulevées par des écrivains américains d'aujourd'hui, telles que la sainteté, la vénération, la foi, le réconfort,la responsabilité, la communauté. Il n'est pas nécessaire d'être croyant ni même d'imiter les croyants pour comprendre ces histoires ; j'espère cependant qu'après les avoir lues vous en saurez un peu plus long sur l'aspect spirituel de l'existence humaine."Voilà un exemple de la manière avec laquelle il s'adresse à ses lecteurs ...
Les nouvelles sont de qualité, j'en ai vraiment apprécié la lecture, je vous le conseille vivement !
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"C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière" E. Rostand